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les îles en ville

Les Îles en Ville : à table tout le monde, le bonheur est servi!

En sortant de la station de métro De L’Église, dans l’arrondissement Verdun à Montréal, le visiteur acadien (ah! c’est moi ça!) qui emprunte la rue Wellington est surpris par la vie de quartier bouillonnante, qui tranche avec ses souvenirs du début des années 2000. Oubliez la réputation d’un Verdun en perte de vitesse : c’est une ruche multiculturelle qui bourdonne de commerces spécialisés, de cafés branchés, d’échoppes, de services de proximité…

Après une razzia à la belle Librairie de Verdun, où l’accueil à lui seul vaut le détour, le marcheur affamé (eh oui, encore moi!) en quête de réconfort dans le printemps frisquet, se hâte vers l’objet de sa convoitise.

Tadam! La vitrine, qui arbore un drapeau acadien et un drapeau québécois, ne laisse aucune place à l’ambiguïté. En ouvrant la porte du restaurant Les Îles en Ville, on quitte subitement Montréal pour entrer de plain-pied dans l’univers des Îles-de-la-Madeleine. Le contraste est saisissant! Et appétissant.

Les îles en villeL’ambassade des Iles de la Madeleine à Montréal : Les Îles en ville.

Depuis dix ans, ce lieu absolument unique est le repaire de tous les Madelinots de passage ou en « exil » dans la métropole.

Mais cette ambassade des produits du terroir de l’archipel est aussi un poste avancé pour faire rayonner le mode de Les iles en villevie de l’Atlantique Nord jusque dans l’assiette des Montréalais.e.s. Et ce n’est pas peu dire! Les Îles sont littéralement partout dans l’établissement que dirige Ginette Painchaud, et pas seulement sur le menu. Bien sûr, on va se gâter avec du homard en saison, avec du loup-marin cuisiné de différentes manières (dont en burger!), ou avec des galettes de morue qui fondent dans la bouche (on ne peut rien vous cacher, c’est effectivement ce que j’ai mangé). À souligner : les betteraves marinées servies en accompagnement, qui sont de loin les meilleures que j’ai mangées, et les « galettes blanches » comme dans le bon vieux temps. Il y a bien sûr les bières de microbrasserie des Îles-de-la-Madeleine, à découvrir! Mais il y a plus que ça.

Le bonheur existe !

Les Îles en Ville, c’est le lieu où le bonheur existe. C’est écrit partout. C’est le leitmotiv de Ginette Painchaud, dont toute la famille (élargie) est impliquée de près ou de loin dans le commerce de la rue Wellington. On discute ensemble, elle et moi, on parle de tout et de rien, de l’Acadie, de « ses » Îles, de la vie : Ginette me rappelle de ne pas oublier de mentionner la devise de son établissement. Oui, le bonheur existe, et s’il peut sembler banal de le dire, ce n’est pas si évident à Montréal, cette ville sans commune mesure avec nos municipalités maritimes, dense, immense et vibrante, jour et nuit. Mais surtout : lointaine… Le mal du pays guette parfois les expatrié.e.s urbains de l’Atlantique.

Les Iles en villeOr, le bonheur insulaire n’est pas que gustatif : Ginette Painchaud nous montre les toiles exposées au mur, nous parle des spectacles à venir aux Îles en Ville. À chaque fin de semaine, des musiciens s’installent à la barre. Récemment, c’était un groupe de la Louisiane. Les semaines suivantes, des musiciens country, madelinots ou néo-brunswickois. Le mythique groupe 1755 y a déjà joué. Des artistes de musique traditionnelle celtique s’y produisent aussi. Bref, c’est le tintamarre à l’année, ici!

Cette énergie et cette cuisine simple aux ingrédients de qualité, d’une très grande fraîcheur, donnent à l’endroit un charme irrésistible. Les murs eux-mêmes deviennent des musées de souvenirs familiaux, de cartes de navigation, de panneaux publicitaires, d’œuvres d’art, pour combler la nostalgie des Maritimes  ou pour donner envie d’y aller, tout en se sustentant d’un bon dessert « maison ». À prix très abordables, au restaurant Les Îles en Ville, on fait un voyage qui réchauffe le coeur.

Au moment de partir, après avoir salué Ginette Painchaud et après avoir jeté un dernier regard sur ce lieu improbable, chaleureux, bien tenu et unique, je me suis surpris à penser qu’en effet, si le bonheur existe, c’est grâce à des gens comme les Madelinots.

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