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de père en fille

De père en fille

À Saint-Pierre et Miquelon, toute une génération se souvient de Jean Mahé qui jouait de l’accordéon dans les bals. Une génération plus tard, son fils Jean-Claude, devenait à son tour un guitariste hors pair et voilà que sa sœur, Marie-Josée, se révèle elle aussi artiste mais dans un tout autre domaine: la peinture.

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Devant la toile de son père

Ce goût est de famille explique-t-elle, en me tendant une toile qui pourrait être la sienne mais qui est en fait une œuvre de son père. Pas de doute, comme aurait dit ma grand-mère, « ça suit le sang! ».

Les voyages forment la jeunesse

L’enfance de Marie-Josée est atypique : née à Saint-Pierre et Miquelon, elle part à l’âge de deux ans pour Montréal où son père travaille comme arpenteur-géomètre sur le chantier de construction du Boulevard Décarie, avant d’être engagé à Expo 67 où il devient gérant du pavillon d’Israël. L’expo terminée, la famille rentre à Saint-Pierre et Miquelon. « Tout un choc pour moi » explique Marie-Josée qui confesse que l’adaptation, à 15 ans, n’a pas été facile.

Ses études finies, elle repart au Canada, revient à Saint-Pierre où elle occupe différentes fonctions avant de s’installer définitivement à Terre-Neuve où elle enseigne le français pendant plus de 25 ans. Aujourd’hui retraitée de l’enseignement, Marie-Josée explique qu’elle s’est mise à la peinture pour une raison toute simple : « Je voulais mettre des tableaux sur mes murs et ça coûtait cher, alors je me suis dit que j’allais essayer de me débrouiller moi-même », explique-t-elle. L’essai a tellement bien marché qu’elle a ensuite pris des cours d’aquarelles, une technique qu’elle a longtemps pratiquée avant de se lancer dans l’acrylique, « puisque j’étais allergique à la peinture à l’huile », ajoute-t-elle.

Rencontre avec un pêcheur

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Paddy le pêcheur

Il y a environ une dizaine d’années après avoir peint sa famille et sa province comme le commun des mortels fait de la photo, Marie-Josée se lance dans un style semi-abstrait et créée le personnage d’un petit pêcheur du nom de Paddy. C’est un succès quasi instantané auprès des terre-neuviens et des touristes. « Ce personnage est né en souvenir de papa: c’est lui qui avait fait le pêcheur dans son doris qui saluait les visiteurs à la porte du vieil aéroport de Saint-Pierre, »  explique Marie-Josée. Si Paddy est maintenant « à la retraite », certaines galeries de Terre-Neuve continuent d’en vendre des reproductions*

Vers un nouveau style

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Le retour du printemps

Aujourd’hui, des problèmes de vision exigent que Marie-Josée travaille de plus grandes toiles ce qui la pousse à explorer d’autres possibilités de peinture. Elle produit aussi pour le journal francophone de la province, le Gaboteur,  des dessins et des illustrations qui accompagnent les petites histoires qu’elle écrit pour les enfants, une façon pour elle de combiner un goût de l’enseignement qui ne l’a jamais quittée et sa fibre artistique.

*Ses œuvres sont disponibles, sous le nom de Marie-Josée Williams ou Marie-Josée Mahé, à Saint-Jean de Terre-Neuve à Crafted Treasures et au Newfoundland Shop, à Funky Decor à Conception Bay South, Step Aside Gallery à Burin et à Trinité.

 

 

 

 

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